Nourrir la mémoire implicite // ou comment entrainer notre cerveau au bonheur

Dernière mise à jour : 4 févr.


L’accumulation de toutes nos expériences façonnent notre cerveau, notre esprit. Cet amas de souvenirs forment avec le temps un paysage intérieur, une vision générale du monde et forgent nos attentes, nos schémas de relations, nos tendances émotionnelles, etc. Les neuroscientifiques l’appellent la mémoire implicite. Cette sensation d’« être nous » est la résultante de ces résidus d’expériences.

Selon eux, ces résidus sont classés en deux catégories soit les bénéfiques, et les nuisibles.

Selon la pensée bouddhiste, nous devons nourrir les bénéfiques, et limiter les nuisibles. Cependant, pour des raisons relatives à notre bagage d'animal qui lutte pour sa survie, notre cerveau se concentre d’avantage sur les expériences négatives. Dans le livre qui m’inspire cette réflexion Le Cerveau de Bouddha, il y est inscrit que les expériences négatives « ont leur intérêt : la perte ouvre le coeur, le remords tend une boussole morale, l’anxiété met en garde contre les dangers, et la colère souligne les torts qui doivent être redressés. » Par contre, aujourd'hui, nombre d'entre nous vivons plus souvent qu'autrement (une chance!) des expériences négatives qui ne sont pas de l'ordre de la lutte pour notre survie.

Les connexions cérébrales s’entretiennent et se renforcent en empruntant des chemins mentaux une fois ou plus. Ces derniers s'empreignent plus ou moins profondément dépendamment de l’intensité des expériences vécues. Toujours dans Le cerveau de Bouddha, on apprend qu’un épisode de dépression majeur remodèle les circuits cérébraux et rend ainsi nos cerveaux sensibles à de futures rechutes.

Puisqu’il est impossible d’éviter les expériences négatives, les auteurs Rick Hanson et le docteur Richard Mendius relèvent l’importance de se concentrer sur le positif afin de modeler de nouveaux circuits. Ils prônent l'utilisation des des faits positifs pour les transformer en expériences positives. Il y a beaucoup de faits positifs, d'éléments positifs autour de nous mais souvent, nous ne les remarquons pas, nous ne nous engageons pas auprès d'eux. L'exercice que ces scientifiques proposent est d'« intérioriser le positif », de s’efforcer de s’imprégner de ce qui nous fait plaisir en passant par des choses toutes simples: l’odeur d’une orange, la lumière sur la neige, le sourire d’un inconnu, etc. Et de savourer !


« Faites-la durer en l’appréciant pendant cinq, dix, voire vingt secondes. Ne laissez pas votre attention s’envoler vers autre chose. Plus vous maintiendrez cette expérience dans la conscience, plus elle sera stimulante sur le plan émotionnel, plus vos neurones déchargeront et se raccorderont ensemble et plus elle laissera une trace profonde dans votre mémoire. Focalisez-vous sur vos émotions et sur vos sensations corporelles, puisqu’elles sont l’essence de la mémoire implicite. Laissez l’expérience emplir votre corps et s’intensifier autant que possible. »

« Il ne s’agit pas de s’agripper aux récompenses, - ce qui n’aurait pour effet que d’entrainer la souffrance - mais plutôt de les intérioriser afin de les porter en soi et de ne pas avoir à les rechercher dans le monde extérieur. »

Dans les classes ensemble, je vous invite constamment à observer les sensations en vous. À en prendre conscience, à les reconnaitre. La prochaine étape consiste à nourrir de plus en plus naturellement les sensations positives. Sans s’y attacher, en les laissant libres, mais en les faisant vivre pleinement à l'intérieur de soi. Ces sensations et vibrations deviendront votre paysage intérieur et modifieront ainsi vos décisions, vos réactions et donc vos interactions avec les autres de façon plus calme et positive.


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Stéphanie xxx




Référence :

Le Cerveau de Bouddha : Bonheur, amour et sagesse au temps des neurosciences

Rick Hanson, DR Richard Mendius

350 pages, Pocket, 2011


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